Your address will show here +12 34 56 78
Business

Le marché des services informatiques en Côte d’Ivoire a enregistré une croissance soutenue au cours des dernières années, selon une analyse approfondie menée par Afriveille basée sur le classement des 100 entreprises du secteur. Entre 2019 et 2022, plusieurs indicateurs clés ont témoigné de cette évolution positive.

Le nombre d’employés dans le secteur a enregistré une augmentation significative au cours de cette période, passant de 10 000 à 12 000, marquant ainsi une progression de 20%.

Parallèlement, le chiffre d’affaires des entreprises de services informatiques a suivi une trajectoire ascendante, passant de 50 milliards FCFA à 65 milliards FCFA, représentant une croissance de 30%. Cette augmentation substantielle témoigne de la résilience du marché et de sa capacité à répondre aux besoins croissants des entreprises et des consommateurs en matière de services informatiques.

Sur le plan financier, l’excédent brut d’exploitation (EBE) a également enregistré une augmentation significative, passant de 15 milliards FCFA à 20 milliards FCFA, soit une progression de 33%. Cette amélioration de la rentabilité opérationnelle souligne l’efficacité croissante des entreprises du secteur dans la gestion de leurs activités.

Enfin, le résultat net des entreprises de services informatiques a connu une augmentation notable, passant de 5 milliards FCFA en 2019 à 7 milliards FCFA en 2022, ce qui représente une croissance de 40%. Cette performance financière solide confirme la viabilité du secteur et son attractivité pour les investisseurs à la recherche de rendements durables.

Accéder au classement entier ici

0

Business

Au cours du troisième trimestre 2023, la microfinance dans l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a enregistré des tendances de croissance encourageantes, marquées par une augmentation des dépôts et des crédits. Cependant, des défis persistent, notamment en ce qui concerne la gestion des risques.

À fin septembre 2023, le secteur de la microfinance dans l’UMOA montre une stabilité relative, avec le maintien du nombre de SFD à 540. Les institutions de microfinance de l’Union ont desservi 17 686 163 clients à travers un réseau de 4 500 points de service répartis dans les États membres. Un an auparavant, le nombre de bénéficiaires était de 16 706 105 clients pour 4 399 points de service.

L’ examen des indicateurs d’intermédiation financière révèle que la croissance des activités des SFD s’est poursuivie, notamment en ce qui concerne la collecte de dépôts et l’octroi de crédits à la clientèle. L’encours des dépôts collectés par les institutions de microfinance a connu une augmentation de 49,6 milliards FCFA (+2,3%) par rapport au trimestre précédent, atteignant ainsi 2 221,9 milliards FCFA.

L’encours des crédits octroyés par les SFD de l’Union a également augmenté de 137,6 milliards FCFA (+6,2%) par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 2 368,6 milliards FCFA. En glissement annuel, une hausse de 16,3% est observée.

La clientèle masculine des institutions de microfinance a bénéficié de 49,9% des crédits octroyés, tandis que les femmes et les groupements ont respectivement représenté 23,4% et 26,7% des crédits. Le montant moyen des crédits octroyés par client s’est élevé à 133 925 FCFA à fin septembre 2023, en hausse de 6,0% par rapport au trimestre précédent.

Le taux brut de dégradation du portefeuille des SFD est ressorti à 7,5%, malgré une augmentation des créances en souffrance sur la période sous revue. En glissement annuel, une amélioration de 50 points de base par rapport au niveau élevé de septembre 2022 est observée.

0

Business

Les résultats de la Société Générale Côte d’Ivoire pour l’année 2023 reflètent une performance solide et durable, soutenue par une gestion prudente des risques, une stratégie commerciale équilibrée, une diversification des sources de revenus, une maîtrise des coûts et une politique de distribution de dividendes attrayante pour les actionnaires.

La Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI) a réaffirmé son rôle essentiel dans l’économie ivoirienne en maintenant sa position de leader historique dans l’octroi de crédits et la collecte de dépôts, capturant respectivement 20% et 17% de la part de marché, selon les dernières statistiques de l’APB datant de juillet 2023.

À fin décembre 2023, la solidité financière de la SGCI était illustrée par un bilan robuste, avec un ratio de solvabilité de 15%, nettement supérieur aux exigences réglementaires. Ce ratio de solvabilité confortable reflète le succès de la stratégie de renforcement des fonds propres de la banque depuis 2018, dans un environnement réglementaire de plus en plus contraignant. Cette position financière solide offre à la SGCI une sécurité suffisante pour respecter les ratios de fonds propres réglementaires tout en favorisant la croissance de ses activités.

Malgré un environnement de liquidité difficile sur le marché, la SGCI a maintenu un profil de liquidité solide. La position de liquidité de la banque reste solide, notamment grâce à sa base de dépôts de 2 715 milliards FCFA, qui finance efficacement des prêts totalisant 2 395 milliards FCFA, aboutissant à un ratio prêts/dépôts de 88%. De plus, les ratios de liquidité à court terme et le ratio de transformation moyen et long terme de la SGCI dépassent largement les seuils réglementaires, renforçant davantage sa position en matière de liquidité.

Sur le plan commercial, la SGCI a poursuivi son soutien à l’économie, avec une augmentation de 11% des encours de crédits par rapport à 2022. Parallèlement, la dynamique de collecte des dépôts est restée moins forte que celle des crédits, avec une croissance de 1,1% par rapport à l’année précédente, entraînant une augmentation de 7,7 points du ratio crédits/dépôts par rapport à 2022.

Sur le plan financier, la SGCI a enregistré une forte progression de son Produit Net Bancaire (PNB) en 2023, atteignant 253 286 millions FCFA, soit une augmentation remarquable de 17,8% par rapport à 2022. Cette hausse a été principalement due à une solide performance des marges nettes d’intérêts (+22,5% par rapport à 2022) et à une croissance significative des commissions de services et des revenus issus des activités de marché (+10,5% par rapport à 2022).

Cependant, cette tendance positive a été légèrement atténuée par une croissance contenue des frais généraux, qui ont augmenté à 105 585 millions FCFA en 2023, soit une augmentation de 9,5% par rapport à l’année précédente. Néanmoins, la banque a réussi à améliorer son efficacité opérationnelle sous-jacente, avec un coefficient d’exploitation sous-jacent en baisse de 3,1 points à 41,7% par rapport à 2022.

En outre, le coût net du risque en 2023 a diminué pour atteindre 131 points de base des encours moyens, contre 159 points de base en 2022, ce qui témoigne d’un portefeuille de prêts sain avec un faible niveau de défaut. Le portefeuille est bien diversifié et les créances compromises sont adéquatement provisionnées, avec des provisions couvrant 95% des créances compromises en 2023.

En conclusion, la SGCI a réalisé un bénéfice net record de 97 230 millions FCFA en 2023, enregistrant une hausse substantielle de 30% par rapport à l’année précédente.

0

Business

Une tragédie aérienne s’est produite en Californie du Sud vendredi soir, emportant la vie de six personnes, dont celle du dirigeant du Groupe Access Bank, l’une des plus grandes banques du Nigeria.

L’ accident, survenu aux alentours de 22h00 (heure locale) près de Nipton, en Californie, a impliqué un hélicoptère Eurocopter EC 130, selon les informations fournies par l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA).

Les victimes comprenaient Herbert Wigwe, le PDG d’Access Holdings, ainsi que sa femme et son fils. Abubakar Jimoh, le président d’Access Holdings, a exprimé ses « profondes et sincères condoléances à la famille et aux proches » tout en annonçant que la banque nommerait bientôt un PDG par intérim.

Le drame a également emporté Abimbola Ogunbanjo, ancien président du Nigerian Exchange Group, selon les rapports des médias locaux. L’hélicoptère, qui se dirigeait vers Las Vegas, s’est écrasé près de la ville frontière entre le Nevada et la Californie.

Le département du shérif du comté de San Bernardino, qui a localisé le lieu de l’accident à l’est de l’autoroute 15, près de Halloran Springs Road, a confirmé qu’aucun survivant n’avait été trouvé jusqu’à samedi. La FAA, en collaboration avec le National Transportation Safety Board, mènera l’enquête sur les circonstances exactes de cette tragédie.

0

Business

Fitch Ratings a confirmé les notes de solvabilité à long terme en devises étrangères et locales de Bank of Africa (BOA) à ‘BB’, avec des perspectives stables. Fitch a également confirmé la notation de viabilité (VR) de BOA à ‘bb-‘ et la notation nationale à long terme à ‘AA-‘, avec une perspective stable.

La solidité de BOA repose en grande partie sur sa franchise solide au Maroc et sa présence étendue dans plusieurs pays africains. Cette envergure régionale confère à BOA une diversification géographique, tout en l’exposant à des environnements économiques et opérationnels variables, une dynamique que Fitch surveille attentivement.

Bien que la notation de BOA soit soutenue par son envergure et sa position sur le marché, Fitch souligne néanmoins quelques points de préoccupation, notamment la qualité de ses actifs et son niveau de capitalisation. Ces défis requièrent une attention particulière de la part de la banque pour maintenir sa solidité financière à long terme.

Le soutien potentiel des autorités marocaines, qui contribue à la stabilité des activités de BOA, constitue un élément positif souligné par Fitch. Cependant, la banque doit continuer à améliorer sa gestion des risques et à renforcer sa capitalisation pour répondre aux attentes des investisseurs et maintenir sa notation.

En dépit de ces défis, Fitch maintient une perspective stable, reflétant son optimisme quant à la capacité de BOA à relever les défis futurs tout en maintenant sa solidité financière. Cependant, dans un environnement économique et réglementaire en constante évolution, la vigilance reste de mise pour BOA afin de s’adapter aux changements et de saisir les opportunités émergentes.

0

Business

Le secteur postal en 2022 a poursuivi son évolution dynamique, selon le rapport récemment publié par l’Autorité de Régulation. Malgré les défis persistants tels que la concurrence accrue et les changements dans les habitudes de consommation, le marché postal a affiché des performances remarquables au cours de l’année écoulée.

Le chiffre d’affaires du secteur postal a connu une croissance constante, passant de 13,403 milliards FCFA en 2020 à 17,145 milliards FCFA en 2022. C’est une hausse de 28%.

Les envois de colis de 2 à 20 kg ont totalisé 149,679 en 2022, enregistrant une hausse de 4,6% par rapport à 2021, où ce chiffre était de 143,086 envois. Tandis que les envois de courrier de [0 ; 500 g] ont atteint 2,628,910 en 2022, représentant une augmentation de 17% par rapport à 2021, où ils étaient de 2,254,369. Bien que ce segment reste essentiel, sa croissance relativement stable indique une demande persistante pour les services postaux traditionnels. Enfin, les envois de colis de 2 à 20 kg ont totalisé 149,679 en 2022, enregistrant une hausse de 4,6% par rapport à 2021, où ce chiffre était de 143,086 envois.

Les revenus générés par les envois nationaux et internationaux compris entre 0 et 500 g ont totalisé 1,40 milliard FCFA, enregistrant une légère baisse de 3% par rapport à l’année précédente, où ils étaient estimés à 1,44 milliard FCFA. Cette tendance à la baisse s’explique par une conjonction de facteurs, notamment la concurrence accrue et les changements dans les habitudes de consommation. Malgré cette baisse, les revenus nationaux ont continué leur progression constante, passant de 0,17 milliard FCFA en 2020 à 0,26 milliard FCFA en 2022. Cette croissance témoigne de la demande soutenue pour les services postaux au niveau national, soulignant leur importance dans l’économie locale.

Le secteur postal a contribué à la création d’emplois en 2022, avec un total de 4 807 emplois. Bien que ce chiffre représente une baisse de 4% par rapport à 2021, où il était de 5 014, il témoigne toujours de l’importance économique du secteur en termes d’emploi.

0

Business

WASHINGTON, DC, USA, 6 February 2024, /African Media Agency/-The Corporate Council on Africa (CCA) is proud to announce that the 2024 U.S.-Africa Business Summit will take place in Dallas, Texas May 6-9, 2024, with the theme “U.S.-Africa Business: Partnering for Sustainable Success.” CCA’s signature event, the U.S.-Africa Business Summit, is the premier platform focused on U.S.-Africa trade, investment, and commercial engagement that annually brings together African Heads of Government, Senior U.S. and African Government Officials, and American and African senior business executives across a range of business sectors including agribusiness, energy, finance, health, ICT, infrastructure, security, tourism and trade facilitation. Texas hosts the largest African diaspora population of any state in the United States. And Dallas – as the location of headquarters and major business operations for a large number of Fortune 1000 firms – is the ideal location to facilitate the exchange of ideas and strategies that will shape the future of U.S.-Africa business relations and private sector-led economic growth both in the United States and on the African continent

To date, three distinguished African Heads of State have confirmed their participation in the Summit, including President Mokgweetsi E.K. Masisi of the Republic of Botswana, President Faure Gnassingbé of the Republic of Togo, and Dr. Lazarus McCarthy Chakwera of the Republic of Malawi. Over the coming months, other African Heads of State, Ministers and senior U.S. and African government officials as well as corporate executives are expected to confirm their participation in the 2024 U.S.-Africa Business Summit. Their presence underscores the importance of the Summit as a platform for high-level discussions and economic partnerships between the United States and Africa.

This year, CCA is proud to partner with the Millennium Challenge Corporation (MCC) to celebrate its 20th anniversary and highlight MCC’s $10.4 billion U.S. Government investment in infrastructure across more than 24 African countries. From power projects to roads, ports, education, ICT, health and more—MCC’s 42 country-driven development programs address binding constraints to economic growth. A high-level event celebrating MCC’s 20th anniversary will feature distinguished guests, including President George W. Bush and other notable U.S. Government and African Leaders. MCC has worked side-by-side with partner countries to deliver on priorities that promote entrepreneurialism, private sector business investment and job creation for two decades. MCC’s anniversary event promises to set the tone for the Summit, showcasing government and private sector commitment to partnership, U.S.-Africa trade, investment, business, and sustainable economic development. 

The 2024 U.S.-Africa Business Summit in Dallas, Texas on May 6-9 promises to be a landmark event, fostering partnerships that drive sustainable success for the nations, businesses and people of Africa and the United States. Stay tuned for further announcements regarding speakers, sessions, and additional activities that will make this Summit an invaluable experience for all participants.

Registration for the Summit is now open. Register before March 29, 2024 to receive 20% off ticket prices. Visit www.usafricabizsummit.com for more information. 

Distributed byAfrican Media Agencyon behalf of Corporate Council on Africa

ABOUT THE U.S.-AFRICA BUSINESS SUMMIT

The U.S.-Africa Business Summit serves as a platform for African and U.S. private sector and government representatives to engage at the highest levels on a range of issues impacting the U.S.-Africa economic relationship. Summit sessions will focus on key sectors including agribusiness, energy, health, infrastructure, security, trade facilitation, ICT, creative industries, and finance. Summit participants can network with key private sector and government officials, explore new business opportunities, meet potential business partners, and forge new business deals. The Summit also serves as an opportunity to shape and advocate for effective U.S.-Africa trade and investment policies. Over the last 30 years, CCA has hosted more than 50 U.S. and African Heads of State and over 15,000 participants at its Summits.

Visit the official Summit website for more information, www.usafricabizsummit.com

ABOUT THE CORPORATE COUNCIL ON AFRICA:

The Corporate Council on Africa (CCA) is a leading U.S. business association focused solely on connecting business interests between the United States and the African continent. CCA uniquely represents a broad cross-section of member companies from small and medium-sized businesses to multinationals as well as U.S. and African firms.

For more information, please visit www.corporatecouncilonafrica.com. 

ABOUT THE MILLENIUM CHALLENGE CORPORATION:

The Millenium Challenge Corporation (MCC) is an independent U.S. Government agency that partners with developing countries to reduce poverty through economic growth. Celebrating its 20th anniversary, MCC has a proven track record of delivering impactful solutions and fostering sustainable development around the world. For more information, please visit www.mcc.gov.

For media inquiries, please contact:

Stacey Pompey, spompey@corporatecouncilonafrica.com 

The post Press Release: 2024 U.S.-Africa Business Summit: Partnering for Sustainable Success; Celebrating MCC’s 20 Years of Poverty-Reducing Development appeared first on African Media Agency.

Source : African Media Agency (AMA)

0

Business

Lundi 5 février 2024, le groupe sud-africain MultiChoice a annoncé qu’il ne poursuivrait pas les négociations avec Canal Plus , après que son conseil d’administration a conclu que l’offre sous-évaluait significativement l’entreprise.

Canal Plus, l’un des principaux actionnaires de MultiChoice, avait proposé jeudi 105 rands (5,55 dollars) par action pour chaque action MultiChoice qu’il ne possédait pas déjà.

Canal Plus avait affirmé que cette offre, évaluée à 31,7 milliards de rands selon les calculs de Reuters, représentait une prime de 40 % par rapport au cours de clôture de MultiChoice à 75 rands le 31 janvier. MultiChoice a indiqué dans un communiqué qu’une évaluation récente avait estimé la valeur du groupe bien au-dessus du prix proposé, sans même prendre en compte les éventuelles synergies découlant de la transaction proposée.

La plus grande entreprise de télévision payante d’Afrique a également souligné que les synergies mentionnées par Canal Plus devaient être prises en compte dans toute offre équitable présentée par la société française. « Par conséquent, bien que le conseil d’administration soit ouvert à toutes les possibilités pour maximiser la valeur pour les actionnaires, il a informé Canal+ que, à ce prix proposé, la lettre ne constituait pas une base suffisante pour de futures négociations », a déclaré MultiChoice. Toutefois, le conseil d’administration reste ouvert à discuter avec toute partie présentant une offre équitable, a-t-il ajouté.

Canal Plus avait précisé que son offre était non contraignante et indicative, mais avait prévu de soumettre une lettre d’intention ferme au conseil d’administration de MultiChoice une fois la due diligence terminée.

Canal Plus, qui détenait une participation de 32 % dans MultiChoice à compter de jeudi, a augmenté sa participation à 35 % suite à l’annonce de l’accord, a déclaré MultiChoice dans un communiqué séparé. Par conséquent, MultiChoice a sollicité la Takeover Regulation Panel pour statuer sur l’obligation de faire une offre obligatoire à tous les détenteurs d’actions ordinaires de l’entreprise conformément à la Companies Act.

0

Business

Washington, USA, 5 Février 2024 -/African Media Agency(AMA)/-Les femmes représentent environ un tiers de la main-d’œuvre de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, qui fournit des minéraux essentiels aux technologies modernes et à la transition énergétique mondiale. Mais, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, la discrimination fondée sur le genre, inscrite dans les lois minières, et le mépris de la santé, de la sécurité et de la protection sociale limitent les droits et les opportunités économiques des femmes travaillant dans les mines artisanales et à petite échelle.

Lancé aujourd’hui à l’occasion de la conférence annuelle Mining Indaba, le rapport 2023 sur la situation du secteur de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (2023 State of the Artisanal and Small-Scale Mining Sector), fruit d’une collaboration avec l’organisation internationale de développement PACT, détaille les inégalités entre les sexes dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) et met en évidence les mesures à prendre pour améliorer l’égalité des sexes et faire progresser la participation des femmes. Il passe en revue les lois minières de 21 pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie de l’Est et du Pacifique, et d’Amérique latine, et s’appuie sur des données primaires recueillies auprès de 1 900 participants, apportant un éclairage unique sur les obstacles profondément ancrés auxquels les femmes sont confrontées pour participer pleinement aux activités de l’EMAPE et sur les possibilités de parvenir à l’égalité des sexes.

« Les femmes travaillant dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle sont confrontées à des défis considérables qui exigent une action urgente pour garantir leur sécurité et leur épanouissement tant à la mine que dans leur foyer », a déclaré Demetrios Papathanasiou, directeur mondial de la Banque mondiale pour l’énergie et les industries extractives« Nous sommes ravis de publier ce rapport novateur, qui propose des solutions concrètes pour créer un secteur minier plus inclusif et plus équitable, au bénéfice des femmes et de tous. »

Le rapport préconise l’adoption d’une législation tenant compte de la dimension de genre afin de protéger les droits des femmes dans le secteur minier et de créer un secteur plus durable. Il s’agit notamment d’améliorer les codes miniers – qui bien souvent ne comportent pas de dispositions visant à renforcer la participation des femmes – et de modifier les lois discriminatoires sur la propriété et les accords fonciers qui empêchent les femmes de posséder des terres et d’accéder aux ressources minérales à des fins d’exploitation minière artisanale et à petite échelle.

Les mauvaises conditions de travail, l’insalubrité et la violence, ainsi que le travail domestique, ont également un impact disproportionné sur la santé et les revenus des femmes travaillant dans les mines artisanales et à petite échelle, les reléguant à des rôles mal rémunérés et les exposant à un risque de décès 90 fois supérieur à celui des hommes. La question de la santé, des conditions de travail et de la sécurité des femmes n’a reçu que peu d’attention en raison de la perception selon laquelle l’industrie minière est dominée par les hommes. Le rapport invite les décideurs politiques à prendre en compte les risques spécifiques auxquels les femmes sont confrontées afin d’améliorer leur santé et leur sécurité au travail dans les environnements miniers. Le rapport souligne également la nécessité de renforcer les associations de femmes et les groupements professionnels dirigés par des femmes, qui ont joué un rôle essentiel dans l’amélioration de la visibilité des femmes travaillant dans les mines artisanales et à petite échelle et dans l’avancement des réformes en matière d’égalité des sexes dans le secteur minier.

« Il faut suivre la voie de l’autonomisation des femmes et de leur participation égale à l’exploitation minière, qui ouvrira la voie à un avenir plus juste et à des communautés prospères », déclare Rachel Perks, spécialiste principale de l’exploitation minière à la Banque mondiale et co-auteur du rapport.  
« Il est essentiel de créer un environnement dans lequel les femmes travaillant dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle peuvent se faire entendre et exercer pleinement leurs droits sans discrimination. »

Distribué par  African Media Agency (AMA) pour la Banque Mondiale.

À propos de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle

L’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) joue un rôle crucial dans l’industrie minière mondiale. Elle emploie environ 45 millions de personnes dans 80 pays, et représente ainsi les effectifs les plus importants de l’industrie minière mondiale. Ce secteur contribue de manière significative aux moyens de subsistance et à la croissance économique et constitue la principale source d’emploi pour des millions de personnes. Cependant, la Banque mondiale estime que 80 à 90 % des mineurs de l’EMAPE dans le monde exercent leur activité de manière informelle, sans les licences et permis exigés par la législation, et que les pratiques sont médiocres. Parmi les principales contributions de l’EMAPE, on trouve la fourniture de divers minéraux essentiels aux technologies modernes, notamment les technologies de communication, les technologies énergétiques propres et à faible émission de carbone, et la production d’articles de bijouterie. On estime que l’EMAPE fournit de 18 à 30 % du cobalt mondial, qui est essentiel pour alimenter la transition mondiale vers les énergies propres.

Les femmes jouent un rôle important dans l’EMAPE, environ un quart à un tiers des mineurs de l’EMAPE étant des femmes. Toutefois, les efforts déployés pour formaliser le secteur de l’EMAPE au cours des 40 dernières années n’ont pas eu d’impact significatif à grande échelle. Il est urgent de poursuivre les interventions et le soutien visant à améliorer les conditions de travail et les opportunités des mineurs de l’EMAPE, en mettant l’accent sur les femmes.

La Banque mondiale a été un partenaire important pour la formalisation de l’EMAPE depuis la fin des années 1970. Depuis plus de quarante ans,

la Banque a financé la formalisation de l’EMAPE par le biais de prêts, de subventions et d’analyses

dans 31 pays. Au cours de cette période, elle a également défendu d’importantes initiatives mondiales sur l’EMAPE et a joué un rôle important d’interlocuteur et de conseiller pour diverses initiatives internationales en matière d’EMAPE. Par le biais du fonds fiduciaire pour le soutien programmatique mondial aux activités extractives (Extractives Global Programmatic Support), la Banque mondiale s’est engagée à promouvoir l’égalité des sexes dans le secteur des industries extractives et continue d’aider les gouvernements à élaborer et à adopter des politiques, ainsi qu’à prendre des mesures pour intégrer l’égalité des sexes dans le secteur des industries extractives.

The post La Banque mondiale appelle instamment à des mesures en faveur de l’égalité des sexes dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle appeared first on African Media Agency.

Source : African Media Agency (AMA)

0

Business

Canal Plus, actionnaire majoritaire de MultiChoice avec une participation de 31,67% a annoncé son intention d’acquérir toutes les actions qu’il ne détient pas encore dans MultiChoice Group, le géant sud-africain de la télévision par abonnement, pour environ 1,7 milliard de dollars. Cette offre vise à renforcer la position de Canal Plus sur le marché international concurrentiel de la télévision payante.

Canal Plus a indiqué qu’il proposerait probablement 105 rands par action en espèces, soit une prime de 40% par rapport au cours de clôture de MultiChoice mercredi. Bien que les actions de MultiChoice aient connu une forte hausse lors des échanges de jeudi, elles sont restées en deçà du prix proposé, s’élevant de 24,83% à 93 rands en fin de séance.

Canal Plus a précisé que son offre, évaluée à 31,7 milliards de rands selon les calculs de Reuters, était non contraignante et indicative. Cependant, la société prévoit de soumettre une lettre d’intention ferme au conseil d’administration de MultiChoice une fois que la vérification diligente aura été achevée.

MultiChoice, qui opère dans 50 pays en Afrique subsaharienne, a confirmé avoir reçu une lettre de la société française et promet d’informer les actionnaires de tout développement ultérieur.

0