Your address will show here +12 34 56 78
Business

On observe une tendance générale à la hausse du coût de revient de l’électricité, débutant à 81.4 FCFA/Kwh en 2015, diminuant jusqu’à 64.3 FCFA/Kwh en 2020, puis augmentant de nouveau pour atteindre 89.3 FCFA/Kwh en 2022. Cette augmentation récente peut être attribuée à divers facteurs tels que l’augmentation des coûts des combustibles, les contrats de location de nouvelles centrales, et l’impact des fluctuations du taux de change, notamment due à des crises économiques globales comme la pandémie de COVID-19 et la crise entre l’Ukraine et la Russie.

Malgré l’augmentation du coût de revient, les tarifs moyens hors taxes sont restés relativement stables, oscillant légèrement autour de 68 FCFA/Kwh, avec une légère hausse en 2021.

Le ministre de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a récemment annoncé une hausse de 10% des tarifs de l’électricité à partir du 1er janvier 2024, pour tous les types d’abonnement. Cette décision est une réponse directe au déséquilibre financier accru du secteur, exacerbé par les crises récentes et la nécessité d’un ajustement tarifaire pour atteindre un équilibre économique viable.

Bien que la hausse des tarifs de l’électricité soit une réponse directe aux défis financiers du secteur en Côte d’Ivoire, elle n’est pas la seule solution. Diversifier les sources d’énergie, améliorer l’efficacité énergétique, et revoir les subventions et les régulations pourraient également contribuer à stabiliser et à développer durablement le secteur.

0

Business

En mars 2024, l’UEMOA a témoigné d’une dynamique économique positive, marquée par une augmentation des refinancements de la BCEAO et un renforcement de l’activité sur le marché interbancaire. Cette période de stabilité des taux d’intérêt et de confiance persistante des entrepreneurs souligne une croissance économique soutenue dans la région.

Mars 2024 s’inscrit comme un mois de croissance continue pour les marchés financiers de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a augmenté son volume de refinancements à 8 336,1 milliards, marquant une hausse de 2,6% par rapport à février. Le taux moyen pondéré sur les liquidités hebdomadaires reste stable à 5,5%.

Sur le marché interbancaire, l’activité a nettement progressé avec un volume moyen hebdomadaire des transactions bondissant de 58,7%, s’établissant à 732,8 milliards. Le taux d’intérêt moyen de référence à une semaine a légèrement augmenté, passant à 5,91%.

Les taux d’intérêt débiteurs des banques ont également vu une hausse modeste de 6 points de base à 7,01%, tandis que les taux créditeurs sur les dépôts à terme ont grimpé de 18 points de base, atteignant 5,4%. Le climat des affaires demeure positif, avec un indicateur à 101,4, signalant une confiance durable des chefs d’entreprise.

En termes d’activité économique, le secteur des services marchands et l’industrie ont tous deux enregistré des hausses, bien que légères. Le taux d’inflation reste contrôlé à 2,9%, avec des variations sectorielles qui reflètent des ajustements dans les segments du logement et de l’habillement, contrebalançant les ralentissements dans l’alimentation et le transport.

0